Sep 192014
 

Dans l’introduction, il faut poser un problème en opposant 2 réponses immédiates, crédibles mais aporétiques (la contradiction est externe-analytique).

Le plan du développement doit-il reprendre ces 2 réponses pour en faire les 2 premières parties ? NON.

Le moteur du développement est la thèse que vous défendez. Chaque étape de votre thèse fournit une étape du développement ( plan progressif).

Faut-il répondre à la violence par la violence ?

  • Ni par la non-violence du pacifiste (≠ pacifique) qui croit que la paix peut-être la fin et le moyen de l’action, alors que son inefficacité n’en fait-il pas un collaborateur passif du méchant ?
  • Ni par la « oui-violence » du belliciste (≠ belliqueux) qui croit que si vis pacem, para bellum, alors que la violence de la riposte ne fait-il pas qu’amorcer le cycle injuste de la violence et de ses vengeances ?

Problème : les deux réponses immédiates à la violence n’ont pas d’avenir.

Suivre un fil conducteur pour sortir du Labyrinthe

Idée directrice : la violence ne peut être ni supprimée ni laissée à elle-même, mais elle peut être limitée.

Fil conducteur : la violence n’est pas la force. La force est limitation de la violence parce qu’elle est violence limitée (par le droit).

Plan : anarchie – tyrannie – démocratie.

I- Le risque de la violence anarchique.

  • Présupposé (le plus large):  il y a de la violence.
  • Quelle est la cause de la violence ?
  • Si liberté = faire tout ce qui nous plaît. « Liberté » comme absence de contrainte : c’est la conception courante, « vulgaire » de la liberté.
  • Abus de la liberté = désordre = Anarchie  (la liberté dans le désordre).
  • Violence anarchique (la « liberté » ainsi conçue est la cause de la violence) : écart entre l’idéal de la paix et la réalité de la jungle.
  • Et il ne serait pas utopique mais illusoire d’attendre un monde humain sans violence. Théorie du « désir mimétique » chez René Girard ; la violence –l’inégalité – naît des interrelations humaines : thèse de J.-J. Rousseau.
  • Il s’agit donc de limiter (et non pas faire disparaître) la violence.

II- Le risque de la violence tyrannique.

  • Il s’agit donc de limiter sa cause, c’est-à-dire de  limiter la liberté.
  • Le risque, c’est maintenant l’abus de limitation = la tyrannie (l’ordre sans liberté pour presque tous) qui est une menace. Obéissance et résistance chez Alain.
  • Pour éviter la tyrannie (limitation maximale et un seul est libre), il faut (a) que la limitation de la liberté soit minimale. La liberté est inaliénable (Rousseau) ; elle n’est pas à vendre (John Rawls).
  • Et (b) que cette limitation soit juste, « à égalité ».
  • Or l’égalité n’est pas naturelle.
  • Elle doit donc être instituée artificiellement.
  • Par la loi : la légalité, c’est l’égalité devant la loi.

 III- La responsabilité démocratique face à la violence.

  •  Ni dans l’anarchie ni dans la tyrannie ne règne le droit ; si on veut limiter la violence, il faut donc répondre à la violence par une violence limitée = encadrée par le Droit.
  • Mais le Droit est réponse valable face à la violence si elle en a les moyens. La démocratie est plus que l’Etat de droit.
  • Les moyens de la loi sont la force. La force n’est pas la violence, parce qu’elle encadrée par le droit. La force et le juste – Pascal.
  • La force est la réponse responsable. La force des pouvoirs législatif et judiciaire. Les forces de l’ordre, les gens d’armes et les gardiens de la paix.
  • Mais en attendant ? Le cas de la légitime défense (réponse sans délai, proportionnée et donnant lieu à jugement).
  • L’équation du contrat démocratique : la liberté est l’obéissance à la loi (puisque le sens de la justice de tous permet de comprendre que celui qui se met hors-la-loi sera sanctionné par un manque de liberté ) à condition de faire la loi ; d’où les deux formes possibles de l’incivilité : ne pas respecter le droit, ne pas faire de politique.

Conclusion :

  • La réponse à la violence doit être responsable : il y a une responsabilité dans l’usage de la force (qui justifiera que nul n’a le droit d’y résister).
  • Il faut donc répondre à la violence non par la violence mais par la force ; cette force est l’autorité du droit.
  • Renvoi dos à dos du pacifisme et du bellicisme comme irresponsabilités.

  Une commentaire à “Résoudre un problème philosophique”

  1. ON N’EST PAS OBLIGE DE SE LAISSER FAIRE DU TORT. MAIS IL NE FAUT PAS NON PLUS REPONDRE PAR LA VIOLENCE

 Laisser un commentaire

Vous pouvez utiliser ces tags et attributs HTML: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

(required)

(required)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.