Juin 142017
 

L'oral de rattrapage

→ L’oral de philosophie (la méthode)

Pour commencer, il faut venir avec :

  • 2 exemplaires de l’oeuvre : il y en a un pour l’examinateur.
  • la liste (format A5) que j’ai remise en fin d’année (vous pouvez l’imprimer en cliquant ici : ne vous trompez pas de série 😥 .).

Vous avez 20 minutes de préparation et autant pour l’épreuve proprement dite.

Ce qu’il faut éviter : réciter un mémo appris par coeur qui ne va pas du tout s’occuper de l’extrait choisi par l’examinateur.

Il faut donc vraiment consacrer les 20 minutes à préparer l’explication linéaire de l’extrait :

  1. Repérer les 6 éléments qui vont cadrer votre explication : thème, problème, thèse, distinction principale, plan et enjeu.
  2. Pour chaque « moment » du texte, formuler une difficulté : à minima de compréhension ; mais essayer de problématiser.

Voici le « timing » de l’épreuve :

  • Introduction (1 mn) : situation de l’extrait dans l’oeuvre (le thème général de l’oeuvre + le thème de l’extrait)
  • Le but est d’arriver à une question, celle dont traite précisément l’extrait.
  • Lecture (2mn) de l’extrait (ce n’est pas tant le « ton » qui importe que le « rythme » : il doit indiquer que vous comprenez la construction du texte).
  • Le plan du texte (1mn).
  • Pour chaque « moment » de l’extrait : repérer, formuler et discuter une difficulté de compréhension (2 mn pour chaque « moment »)
  • Conclure sur le sens général du texte par rapport à l’oeuvre complète et par rapport à une grande notion du programme (1mn)

Tout cela a pris un peu plus de 10 mn ; l’examinateur va maintenant vous interroger à partir de votre explication (il peut rester à l’extrait ou vous interroger sur les notions du programme).

Posted in: L'oral de rattrapage

Le plan de la Lettre à Ménécée

Introduction : il faut sans attendre viser la sagesse ( 1] à 2].

(Comment ?) En suivant des recommandations = le « quadruple remède » (ligne 152).

Afin de ne pas gâcher le plaisir de l’âme, il ne faut pas :

  1. craindre les dieux (4] et 5],
  2. craindre la mort (6] à 9].

Afin d’assurer le plaisir du corps et de l’âme, il faut :

  1. atteindre le bonheur (10] à 12], : 10]  ne pas se tromper de désir pour ne pas se tromper de plaisir ; 11] mais pour autant, tout plaisir n’est pas désirable ; 12] : description de la vie heureuse
  2. être prudent (13] à 18] : quelle maîtrise dans une vie où on ne maîtrise pas tout (à cause de la fatalité comme du hasard) ?

Conclusion : il faut s’exercer dès aujourd’hui à suivre ces recommandations (pourquoi ?) afin de « vivre comme un dieu parmi les hommes » (19].

→ les paragraphes 1, 2, 9 et 19 assurent le cadre pour s’exercer à pratiquer la sagesse (la philosophie) : Epicure est un philosophe du présent, mais du présent durable, pas de l’instant (dans l’instant, il n’y a que la jouissance qui n’est pas le véritable plaisir, celui qui peut rendre heureux).

Pour Epictète, Epicure est celui qui profère des « obscénités » ; de quoi peut-il bien s’agir pour que la doctrine épicurienne mérite un jugement si catégorique et si peu en accord avec ce que l’on attend d’une sagesse ?

Dans le langage courant, l’épicurien est le bon vivant, le profiteur de la vie, le jouisseur du moment présent. Quelle est la part de vérité de ces « évidences » ? Quelle est la part, sinon de calomnie, au moins de mécompréhension ?

Epicure est le philosophe du plaisir de vivre. Plaisir qu’il trouve non pas dans la recherche de toujours plus (πλεονεξία, pleonexia) de jouissance mais dans la simple volonté de savoir se satisfaire du bonheur d’être vivant, en compagnie d’amis. Car pour Epicure, le bonheur ne peut être le plaisir que si le plaisir est absolument distingué de la jouissance.

Il faut donc lever quelques mécompréhensions :

  • Une morale du bonheur qui sait faire sa part au rationnel.
  • Une sagesse de l’indépendance qui sait faire sa part à la convivialité. Se méfier de la politique, ce n’est pas pour autant rejeter toutes règles et lois.
  • Pas de véritable plaisir sans un sens de la mesure et des limites. Défendre le plaisir ce n’est pas rejeter forcément la morale.

1- Usage et mésusage du rationnel et de l’irrationnel

Epicure n’entend pas tant apporter une méthode qu’une uto-piste du bonheur ; car il ne s’agit pas d’une recherche du bonheur (auquel cas, il faudrait une « méthode ») ; le bonheur n’est pas à chercher car il est déjà là. Il s’agit simplement de ne pas s’empêcher d’être heureux ; se demander : à quoi tient l’absence de bonheur ?

La connaissance du bonheur n’est pas une science mais un art. Il ne s’agit pas de s’éloigner ou de se priver de la science, il s’agit juste de subordonner la recherche du vrai à la poursuite du bonheur : « la connaissance des phénomènes (…) ne peut avoir qu’un but, la paix de l’âme (ataraxie) », Lettre à Pythoclès, §85.

11- critique de la superstition religieuse 4] et 5]

Attention à ne pas commettre un contresens : les suppositions fausses concernant les dieux ne portent pas sur leur existence mais sur leur nature. Epicure ne nie pas qu’il y ait des dieux : « car les dieux existent » [4].

Mais il s’agit de ne définir les dieux que par des caractéristiques qui permettent d’éviter une crainte injustifiée. « Le dieu est un vivant incorruptible et bienheureux ».

Il ne faut pas définir les dieux comme des vivants corruptibles et soumis aux passions changeantes : auquel cas, ils pourraient être la cause des malheurs des hommes et alors il seraient à craindre. D’autant que de tels dieux favoriseraient l’argument paresseux : le malheur dépendrait des dieux et il n’y aurait rien à faire pour être heureux. Epicure rejette de même cet argument paresseux à propos de la fausse crainte de la mort : l’avenir n’est pas ce que nous devons attendre « comme s’il devait infailliblement se produire » [9]. C’est pourquoi [15] le destin n’est pas le maître de toutes choses.

Mais alors pourquoi Epicure écrit-il que « les dieux sont à l’origine des plus grands malheurs et des plus grands bienfaits » s’ils ne se soucient pas des affaires humaines ? Il suffit de supposer que la cause des malheurs et des bienfaits, ce ne sont pas directement les dieux mais indirectement les idées que nous en avons. Celui qui a une juste conception du dieu, il peut, il doit chercher à leur ressembler : refuser les oscillations, les changements (les corruptions) et trouver le bonheur dans la régularité et la constance.

Pour ne pas céder à l’irrationnel de la peur et de la crainte des dieux, il suffit de connaître leur existence et leur nature.

12- le calcul des plaisirs

Suivre la voie du plaisir c’est en réalité suivre la voie de la raison. La discipline du bonheur est une discipline rationnelle.

Cette discipline rationnelle repose sur « une étude rigoureuse des désirs » [10], un classement des désirs [10] qui prépare un calcul des plaisirs et des peines [11], calcul qui repose sur un critère : le plaisir.

(a)Le classement des désirs repose sur une « analogie » ? Laquelle ? Les désirs sont classés comme Epicure classe les choses. Parmi les choses, les choses naturelles sont corporelles ; les autres ne sont que du vide. De même parmi les désirs : les uns sont naturels, les autres sont vides, « sans fondement » tels la richesse, les honneurs ou l’immortalité. Parmi les désirs naturels il faut une nouvelle distinction entre ceux qui sont nécessaires et sont qui ne le sont pas tels les jouissances luxurieuses [12 – l.107] ou le plaisir esthétique. Parmi les désirs naturels nécessaires, il y en a qui le sont à la vie (tels la faim et la soif), à la santé (tels le désir de protection contre le froid ou la simplicité alimentaire [12 –  l.102) et d’autres au bonheur, tels la philosophie ou l’amitié.

(b) Le plaisir et la peine sont les critères de tout choix responsable et fournissent à l’homme sage la règle (kanôn) à suivre. Comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que pour Epicure, entre la douleur et le plaisir, il n’y a aucun intermédiaire. C’est pourquoi le plaisir est, par définition, l’absence de douleur et de souffrance. C’est pourquoi, dès que la douleur cesse, nul besoin de se mettre à la recherche du bonheur : « les orages de l’âme se dispersent » [10].

(c) Est-ce à dire que si tout plaisir est un bien alors tout plaisir devrait être accepté ? Si c’était le cas, alors les reproches d’hédonisme adressés à l’épicurisme pourraient être vrais. Mais Epicure échappe à cette objection par un certain utilitarisme, au moyen d’une « mesure comparative ». Si un plaisir aujourd’hui est cause d’une plus grande peine demain, ou inversement si une souffrance aujourd’hui peut éviter une plus grande souffrance alors ce plaisir doit être refusé et cette souffrance acceptée. Où l’on voit que, sur le moment, tout plaisir est un bien et toute souffrance est un mal, le calcul des plaisirs tient rationnellement compte des conséquences futures de l’acte et ne se résume pas à une comptabilité instantanée des sensations.

13- l’usage de la prudence

L’épicurisme ne va pas sans un certain usage pratique de la raison. Non seulement savoir qu’il n’y a pas d’intermédiaire entre la douleur et le plaisir mais aussi suivre les recommandations de la prudence.

D’une part pour savoir distinguer entre la valeur en soi du plaisir et la valeur en situation du plaisir.

D’autre part pour savoir distinguer entre plaisir dynamiques et plaisirs stables (catastémiques). Ce qui ne veut pas dire éliminer les plaisirs dynamiques… mais les savourer à partir des plaisirs stables : sur fond de sérénité. Il y a un bon usage des plaisirs si l’on cesse de faire du plaisir seulement le résultat des désirs : le plaisir est autant fin que principe.Classiquement, le plaisir est le but et le résultat du désir, ce qui vient mettre fin au désir. D’où la naissance future de la frustration devant le manque de l’objet du désir, puisqu’il vient d’être consommé. D’où le paradoxe : quand le plaisir est seulement la fin du désir alors le désir est illimité. Pour Epicure, si le désir reste dans les limites de la mesure c’est bien parce que le plaisir n’est pas seulement la fin mais aussi « le commencement de la vie bienheureuse » [11].

La « prudence » est la sagesse, non pas théorique (ou contemplative) mais pratique.

La prudence est une vertu rationnelle : elle est le sens de la mesure. Vivre dans la mesure, c’est se préserver des souffrances et des peines, c’est donc vivre dans le bonheur. Il n’y a donc pas d’opposition chez Epicure entre vertu et plaisir, entre mesure et bonheur. L’un est la condition de l’autre : quand je suis heureux, que puis-je désirer de plus ? Quand j’ai assez, que peut-il me manquer ?

2- L’indépendance du sage : liberté et autosuffisance

Vivre comme un dieu parmi les hommes, est-ce encore vivre en compagnie des hommes ?

21- Indépendance vis à vis des dieux

Si les dieux écrivaient le destin des hommes, alors la sagesse consisterait non pas à faire ce que l’on veut mais seulement à vouloir ce que les dieux veulent : il suffirait de s’en remettre au destin. Mais le sage sans croire qu’il peut assurer une maîtrise totale de soi ne s’en remet pas pour autant à la domination des dieux.

Son indépendance consiste alors à faire une juste place aux désirs. Il ne s’agit pas de les éteindre ou de les dominer (à la différence du sage stoïcien qui se définit par sa maîtrise des passions) mais de savoir les accueillir en tant que tels. Mais nous l’avons vu, pas n’importe quels désirs, surtout pas tous les désirs. C’est pourquoi il existe un calcul rationnel du bon usage des désirs.

22- Autosuffisance vis à vis de la nature

« Le pain et l’eau rendent fort vifs le plaisir, quand on en fut privé » [12]. Cela signifie-t-il qu’Epicure prône l’ascèse ? Voire le manque ? Mais dans ce cas, puisque le manque est souffrance, cela reviendrait à confondre le plaisir et la peine.

Ce que prône Epicure n’est pas l’ascèse mais une sorte de désaccoutumance au toujours plus (pléonexie). Pour cela, il s’agit de prendre « l’habitude d’une nourriture simple et non somptueuse » [12]. Refuser la recherche sans limite du toujours plus ne signifie pas préférer la souffrance du manque au plaisir de la présence.

La mesure du plaisir n’est pas dans la quantité mais dans sa qualité : il n’y a pas plus de plaisir à manger beaucoup de mets savoureux que de savourer une « saveur simple ». Celui qui croit le contraire n’a tout simplement pas encore compris que « ne pas avoir plus », ce n’est pas « avoir moins », ce peut être avoir juste ce qui est suffisant. Il suffit d’avoir assez pour être satis-fait.

23- le rôle de l’amitié dans la communauté épicurienne : la convivialité

Pour comprendre cette sagesse de l’équilibre et du sens des limites, il suffit de passer des désirs naturels nécessaires à la vie et à la santé aux désirs naturels nécessaires au bonheur : tels la philosophie ou l’amitié.

Ainsi de l’amitié : dois-je attendre demain la disparition de l’ami pour prendre conscience que sa simple présence aujourd’hui est un bonheur ? Evidemment non. Et qui ignore que l’amitié n’est pas affaire de quantité mais de qualité. Pas plus qu’il ne s’agit de rechercher la faim pour mieux apprécier la nourriture, il ne faut pas se priver de goûter à la pleine présence des amis, quand ils sont là.

Néanmoins pour Epicure, la sociabilité d’une communauté d’amis vaut mieux que celle de la Cité ; ce qui ne signifie pas que la vie communauté – groupe affinitaire – peut se substituer entièrement à la vie de la Cité. Il n’empêche que les adeptes de l’épicurisme préféreront vivre plutôt entre eux que de se mêler des affaires de la Cité.

3- Le sens des limites : moins, c’est mieux.

31- plaisirs « en mouvement » et plaisirs « stables » (catastématiques) : éloge de la régularité.

Nous avons vu qu’il pouvait y avoir une difficulté dans la théorie épicurienne du plaisir.

Difficulté que l’on peut formuler ainsi : si tout plaisir est un bien, pourquoi y a-t-il des plaisirs qui ne sont pas à rechercher ?

  • Premier élément de réponse : cesser de réduire le plaisir à la fin du désir, mais en faire aussi un principe → un « principe », c’est un « commencement » : le plaisir est déjà là, au présent. Mais il est vrai qu’il faut une longue pratique pour goûter ce présent du plaisir. C’est sur ce point que Schopenhauer fait porter sa critique : quand il dit que la souffrance est « positive », il ne veut pas dire que c’est un bien, il veut dire qu’elle est immédiate, immédiatement ressentie, qu’elle s’im-pose. Pour Schopenhauer, celui qui souffre sait immédiatement qu’il souffre et pour cela il n’a besoin d’aucune pratique, d’aucune sagesse : pour lui, le bonheur n’est pas immédiatement ressenti. A cela Epicure aurait pu répondre que ce n’est que par une longue pratique, un long entraînement, que le sage peut finir par goûter immédiatement le bonheur : cette immédiateté épicurienne n’est donc pas immédiatement obtenue.
  • Deuxième élément de réponse : faire de l’usage des plaisirs une discipline rationnelle qui sait tenir compte de l’utilité et donc des conséquences. Tenir compte des conséquences, c’est allonger le présent, pour ne pas le réduire à l’instant présent, pour le rendre durable. Si plaisir = bonheur (parce que plaisir = absence de souffrance) alors le plaisir doit être durable et il ne doit donc pas être « instantané ». Les plaisirs seulement instantanés ne sont pas des vrais plaisirs.
  • Troisième élément de réponse : parce qu’il faut distinguer la valeur en soi d’un plaisir et sa valeur dans un contexte de situation.

Difficulté que l’on aurait pu formuler autrement : si l’abondance n’est pas un bien, est-ce à dire que c’est la pénurie qui est un bien ?

En dehors de cette Lettre à Ménécée, l’épicurisme distinguera entre deux types de plaisirs, entre deux types d’apaisement. D’un côté les plaisirs « en mouvement » ou « cinétiques » comme le plaisir de boire après avoir eu soif ou la joie qui succède à une crainte. Mais ils ne peuvent pas être les plaisirs essentiels car alors la crainte pourrait être le principe du plaisir.

C’est pourquoi il existe aussi des plaisirs « stables » ou « catastémiques » : ceux qui correspondant à l’ataraxie ou à un état d’équilibre.

Ce sont ces plaisirs stables qui sont totalement indépendants de l’état de manque ; c’est pourquoi ils constituent un fonds de tranquillité spirituelle, tout à fait propice au calcul des plaisirs et des peines. Ce fonds de stabilité est celui d’une satisfaction durable et mesurée : c’est le bonheur.

32- la sobriété volontaire : du raisonnement et des désirs.

Deux usages de la raison sont possibles :

  1. suivre les principes que dicte la nature (les « pactes naturels », Lucrèce).
  2. Pratiquer le « raisonnement vigilant » (l.114) = une sorte de science du bonheur capable d’opposer une connaissance de la nature aux jugements erronés.

Ce ne serait pas d’une vie immortelle dont il faudrait se réjouir mais tout au contraire d’une « vie mortelle » [6]. Pour cela, le sage doit 1/ avoir abandonné tout regret d’une vie immortelle et 2/ avoir compris que le plaisir du moment n’est pas dans la quantité mais dans la qualité : « il ne cherche pas à se réjouir du moment le plus long mais du plus agréable » [8 – l.50].

« Le temps infini contient la même somme de plaisir que le temps fini, si seulement on en mesure les bornes par la raison », Maximes fondamentales, XIX.

Le sage est donc celui qui trouve le bonheur dans les limites – de ses désirs, de sa vie – au lieu de la chercher illusoirement dans l’illimité. Pourquoi ce qui est limité est-il bon ? Parce qu’il est accessible, à portée de main, sans attendre.

Difficulté : si le bonheur est dans la limite, le fini, pourquoi alors le sage ne met-il pas fin à sa vie ? Parce que la vie, même finie, est heureuse dès que le bonheur est l’absence de troubles. Le bonheur ne consiste surtout pas à fuir le plaisir, surtout le plaisir de vivre ; tout au contraire. Il est recommandé de vivre.

33- Le vrai bonheur est sans contraire (pas de recherche d’amélioration ou de compensation)

Rapprocher plaisir et bonheur : voilà le seul remède au mal de vivre.

Si le bonheur est la sérénité de l’âme [l.70] alors le malheur en est la maladie et la philosophie en est la médecine. Il faut donc philosopher pour être heureux ; quand ? Puisqu’il n’y a aucune raison de remettre au lendemain le plaisir d’être heureux, alors il faut philosopher sans tarder, sans attendre.

Définir la philosophie comme médecine de l’âme, c’est la faire pencher plutôt du côté de l’art et de la pratique [« rechercher ce qui nous rend heureux », 2] que du côté de la science théorique. Il ne s’agit alors pas tant d’apprendre les quatre remèdes que de les pratiquer, que de s’exercer.

Comme « médecine », la philosophie est un « exercice ».

 

 

  Une commentaire à “Epicure → Lettre à Ménécée (séries L, ES et S)”

  1. Je commence à m’intéresser à la philosophie et vos commentaires m’aide à comprendre le livre d’Epicure
    Un énorme merci

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